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Les Éditions E P & L A sont nées de la Revue Économique, philosophique et littéraire Arès. Cette dernière est apparue il y a un an, et s’est présentée comme un laboratoire de création artistique. J’ai cherché, d’autre part, à affirmer certaines idées qui me semblent * encore aujourd’hui * importantes et me tiennent tout particulièrement à cœur. En effet, en tant que directeur des Éditions E P & L A et de la revue Arès, je souhaite m’engager sur le terrain de l’art, mais aussi sur le terrain politique ; de telle sorte que, selon moi, l’individu doit absolument primer sur tous les plans.
En paraphrasant ce que j’affirmais jadis, E P & L A et Arès ne se veulent point des chapelles esthétiques ou idéologiques, mais, bien au contraire, espèrent que chacun de ses membres en tant qu’écrivains sera en mesure de faire découvrir sa propre personnalité.
À tel point que je refuse avec la dernière énergie la volonté commune, le dictat des préjugés, l’opinion partagée au profit d’une liberté entière et totale. Cela signifie que, outre l’indépendance affichée, il s’agit d’accepter tous les points de vue, même les plus contraires à la morale traditionnelle ; tant que ceux-ci expriment aussi bien un style qu’une intelligence.
Tous ont droit de disposer de la parole nécessaire et même peuvent se confronter dans un véritable débat d’idées. Je pense que c’est finalement le rôle de la revue, mais aussi celui de la maison d’édition laquelle pourra, à l’avenir, montrer la richesse de chaque parti pris défendu dans de nombreuses publications qui, je l’espère, seront progressivement plus importantes.
Ainsi, je crois en l’avenir de la publication électronique. Elle est moins un handicap qu’une nécessité pour faire naître de nouveaux concepts, pour favoriser l’essor des idées à travers le monde. Non seulement la publication en ligne offre cet avantage en faisant fi des frontières et en développant la liberté de pensée et d’expression, mais elle permettra plus tard une profusion de textes inimaginable encore aujourd’hui. Certes, il est loisible de crier dès le départ au triomphe du quantitatif, lorsqu’il faut songer uniquement à cette nouvelle possibilité de faire éclore la parole à la fois artistique, intellectuelle et littéraire. |